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Kandinsky face aux images

Angela Lampe, Jeanne Bathilde Lacourt, Hélène Trespeuch (dir.), Kandinsky face aux images (LaM, 20 février-14 juin 2026) , Paris, Centre Pompidou/LaM, 2026, 256 p.

Né à Moscou en 1866, Vassily Kandinsky est un pionnier de l’art abstrait, actif en Allemagne pendant de nombreuses années. Il appartient au groupe d’artistes du Cavalier bleu, qui marque un tournant décisif dans la modernité, puis enseigne à l’école du Bauhaus après un retour de quelques années en Russie. Il fuit l’Allemagne à la fermeture de l’école par les nazis en 1933 et s’installe à Paris où il décède en 1944.

Peintre abstrait intéressé par le spirituel et l’intériorité, Kandinsky est rarement associé aux images photographiques, aux publications scientifiques ou aux illustrations de presse, avec lesquelles il entretient pourtant un lien fort pendant toute sa vie. Celles-ci ne constituent pas uniquement une ressource iconographique pour son œuvre, mais sont également un sujet de réflexion ou un outil pédagogique qui nourrissent sa pensée visuelle.

Autour du riche fonds d’œuvres et d’archives légué par Nina Kandinsky au Centre Pompidou et de prêts d’institutions européennes publiques et privées, le parcours de l’exposition accueillie au LaM (20 février-14 juin 2026) permet de reconsidérer l’importance des images dans l’œuvre de l’un des fondateurs de l’abstraction. Le public pourra admirer certains des plus grands chefs-d’œuvre de l’artiste lors de l’exposition, comme les tableaux Jaune-rouge-bleu, Avec l’arc noir, Improvisation 3 ou Bleu de ciel. 

Commissariat

– Jeanne-Bathilde Lacourt, conservatrice en charge de l’art moderne au LaM
– Angela Lampe, conservatrice au service des collections modernes au Centre Pompidou, musée national d’Art moderne
– Hélène Trespeuch, professeure d’histoire de l’art, université Bordeaux-Montaigne, CRHA F.-G. Pariset (UR 538), commissaire associée

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L’ouvrage contient cinq essais qui correspondent aux cinq sections de l’exposition et qui ont été rédigés par les trois commissaires, ainsi que des contributions signées par Sophie Goetzmann, Youri Hammache-Sigour, Dominique Jarrassé,  Isabelle Jansen, Melanie Vietmeier.

Pour télécharger le sommaire : Kandinsky face aux images – sommaire

Kandinsky et l’image photographique

Hélène Trespeuch, Kandinsky et l’image photographique. De la culture visuelle d’un artiste devenu pionnier de l’art abstrait, Paris, Les presses du réel, 2026, 400 p., 133 fig.

Cet essai pose un nouveau regard sur Vassily Kandinsky : en explorant sa culture visuelle nourrie par l’image photographique, cette étude met en évidence certaines des interrogations et pratiques communes au monde de l’art de la première moitié du XXe siècle. S’appuyant sur des archives de l’artiste peu ou jamais étudiées, l’ouvrage propose également plusieurs traductions inédites en français.
S’interroger sur le rapport que ce pionnier de l’art abstrait a entretenu avec l’image photographique peut, de prime abord, sembler incongru : l’art non figuratif s’éloigne volontairement des formes du monde perçu alors que la photographie les enregistre. Pour autant, cet essai rappelle qu’un artiste, quelles que soient ses orientations plastiques, demeure attentif à son environnement. Kandinsky ne fait pas exception : il fut un artiste extrêmement curieux des images photographiques, notamment celles imprimées dans les magazines en plein essor dans l’entre-deux-guerres. Certes, il n’a été ni un grand photographe, ni un adepte de la modernité photographique, cependant il a envisagé avec une remarquable acuité la photographie comme un outil. Il a rêvé pendant un temps que celle-ci lui permette d’enregistrer des images de ses pensées picturales ; il l’a utilisée pour promouvoir son œuvre et diffuser ses conceptions artistiques ; il a en outre collecté de nombreuses images photographiques pour son enseignement au Bauhaus. Il était ainsi pleinement de son temps.

Sommaire

L’atelier d’une artiste spoliée : Chana Orloff (1888-1968)

Selena Gisca donne une conférence intitulée “L’Atelier d’une artiste spoliée : Chana Orloff (1888-1968)”,  le jeudi 5 février, de 18h à 19h, dans l’auditorium de la bibliothèque Mériadeck. L’entrée est libre et gratuite.

Cette conférence s’intègre dans le cadre du second cycle de conférences, Du nouveau sur le passé. Actualité de la jeune recherche en archéologie, histoire et histoire de l’art, cycle organisé en 2025-2026 par Philippine Piel et Clément Piquet, deux membres du CEMMC. Le programme 2025-2026 émane toujours de doctorantes et de doctorants rattachés à trois unités de recherche de l’université Bordeaux Montaigne : Ausonius, le CEMMC et le CRHA F.-G. Pariset. Les conférences sont destinées à un public large et diversifié.

Chana Orloff – Guerre & paix

Le CRHA est heureux d’annoncer l’ouverture prochaine de l’exposition Chana Orloff – Guerre & paix, qui se tiendra aux Ateliers-musée Chana Orloff, du 30 janvier au 24 mai 2026. Selena Gisca, doctorante en histoire de l’art du CRHA, figure parmi les quatre commissaires de cette exposition, aux côtés d’Éric Justman et Tamir Ariane, directeur et directrice des Ateliers-musée Chana Orloff, et de Liva-Marie Mascarenhas, médiatrice culturelle des Ateliers-musée Chana Orloff.

Les Ateliers-musée Chana Orloff présentent une exposition consacrée à la manière dont l’artiste a traversé et représenté les conflits du XXe siècle. Intitulée Guerre et Paix, cette exposition explore une thématique essentielle mais encore méconnue de l’œuvre de Chana Orloff (1888-1968) : sa manière d’affronter, par la sculpture, les violences de l’histoire.

Des premières pièces réalisées durant la première guerre mondiale, jusqu’aux monuments créés après la fondation de l’État d’Israël, l’exposition retrace plus d’un demi-siècle de création marquée par les épreuves et les bouleversements du monde.
Notre époque résonne étrangement avec la vie de Chana Orloff : l’Ukraine, Israël, l’Europe, les bruits de bottes, les massacres… Comme nous, elle a connu l’incertitude, l’angoisse, l’effroi, mais aussi l’espoir. Chana a traversé des périodes troublées qui l’ont profondément marquée : la mort de son mari, le poète Ary Justman en 1919 ; le suicide de son ami Georges Kars en 1945 ; la connaissance de la Shoah ; les guerres israélo-arabes, source d’inquiétude pour sa famille et ses amis installés en Israël. Pourtant, la sérénité et l’espoir ont aussi jalonné son existence : son fils Didi (Elie), sa famille, sa carrière d’artiste accomplie, ou encore la création de l’État d’Israël, autant de repères lumineux dans sa vie. La sculpture fut pour elle un langage, un moyen de traduire et de transmettre ses émotions. Nombre de ses dessins et sculptures explorent les thèmes de la guerre et de la paix, comme en témoigne son œuvre emblématique intitulée Guerre et Paix.

Sommaire du catalogue

Préface – Ariane Tamir

1914-1918 : l’angoisse – Éric Justman

1939-1945 : l’effroi – Selena Gisca

1946-1968 : l’espoir – Ariane Tamir

Épilogue – Éric Justman

 

“Le moment 1925” : Le Corbusier. Urbanisme, architecture, peinture, “arts décoratifs”, édition

Le CRHA, par le biais de Gilles Ragot, professeur émérite de l’université de Bordeaux Montaigne, contribue à l’organisation du colloque international “Le moment 1925” : Le Corbusier. Urbanisme, architecture, peinture, “arts décoratifs”, édition, qui se tiendra à la fondation Maison du Brésil, Cité internationale universitaire de Paris, les 21 et 22 janvier 2026.

Le pavillon de L’Esprit Nouveau de Le Corbusier et Pierre Jeanneret à l’Exposition des Arts décoratifs modernes et industriels et modernes de Paris 1925. Au premier plan “Le joueur de guitare” de Jacques Lipchitz. (c) FLC:  L2-13-15.

Alors qu’en 1925, Le Corbusier (avec Pierre Jeanneret) présente au sein de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes une œuvre affichée comme « une synthèse totale de toutes [ses] recherches » mais aussi comme « un pavé au milieu des arts décoratifs » – le Pavillon de l’Esprit Nouveau –, ce que l’on choisit de nommer le « Moment 1925 » peut être plus largement considéré comme un espace-temps fondamental dans l’œuvre et la pensée de l’architecte pluriel et de son Atelier. Moment d’aboutissement de recherches et de réflexions menées depuis parfois plus de quinze années sur les questions architecturales, urbanistiques, « décoratives », picturales ou éditoriales, il est aussi en conséquence un nouveau commencement pour l’artiste qui jouit alors d’une notoriété grandissante en France et au-delà, et débute un amendement à ses principes ou parfois leur révision : un moment de bascule. Ce moment de bascule marque un temps de recherches parfois contradictoires où équilibre et mouvement vers de nouveaux programmes ou théories dialoguent. Il ne possède pas de bornes chronologiques strictes, mais mouvantes selon l’objet analysé ou l’analyse elle-même, tels des cercles variablement définis par les branches d’un compas ; communément associé à un « Esprit Nouveau », ce moment en démultiplie les incarnations et les interprétations tout en les franchissant pour trouver diverses caractérisations.

Pour plus d’informations  : PROGRAMME_LE_MOMENT_1925

Patrimoines militaires habités. Espaces intérieurs, mobilier et mémoire des lieux (XVIe-XXIe siècle)

Nicolas Meynen et Émilie d’Orgeix (dir.), Patrimoines militaires habités. Espaces intérieurs, mobilier et mémoire des lieux (XVIe-XXIe siècle), Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2025, 306 p.

Le CRHA a soutenu jusqu’en 2018 les travaux menés au sein du programme “Transferts disciplinaires : du militaire au civil”, développé en son sein par Émilie d’Orgeix, dans le cadre de l’axe “Architecture et patrimoines”. L’unité se félicite d’avoir soutenu la publication de cet ouvrage, dans le sillage du colloque international L’Armée dans la ville. Forces en présence, architectures et espaces urbains partagés (XVIe-XIXe siècle)

Depuis 2013, la collection dédiée au patrimoine militaire des Presses Universitaires du Midi s’est enrichie de quatre ouvrages, fruits des recherches et des colloques menés dans le cadre d’un programme initié en 2012 par les universités Bordeaux Montaigne et Toulouse Jean Jaurès. Ce programme, renforcé en 2019 par la création du Groupement d’intérêt scientifique Patrimoines militaires (GIS P2ATS), continue d’alimenter une réflexion approfondie sur ce patrimoine spécifique.

Ce cinquième volume s’intéresse aux aménagements et reconstitutions d’intérieurs militaires historiques au sein de sites patrimoniaux et de musées. Il interroge les stratégies de conservation ‒ qu’il s’agisse de préserver l’existant ou de restituer la mémoire des lieux, des hommes et des objets ‒ dans des espaces militaires par nature éphémères, fragiles et en constante évolution (changements d’usage, avancées techniques, mutations des modes et des goûts). Comment ces reconstitutions d’espaces souvent vidés de leur matériel et de leur ameublement, désaffectés et parfois laissés à l’abandon, ont-elles été pensées ?

À travers une douzaine d’études de cas, cet ouvrage met en lumière la diversité des approches muséographiques que des stratégies, parfois empiriques, de reconstitution et d’acquisition de mobilier et d’objets, qui ont permis de redonner vie et âme à ces espaces intérieurs militaires. Les contributions réunies y explorent les tensions et les complémentarités entre les reconstitutions génériques d’espaces militaires (casernes, gymnases, hôpitaux, forts, casemates, corps de garde, bunkers, etc.) et les restitutions contextualisées de lieux et de cadres de vie ancrés dans une réalité temporelle et spatiale précise. Elles révèlent la fécondité des propositions et des expérimentations qui animent aujourd’hui la vaste communauté d’historiens et de professionnels du patrimoine.

L’accent est mis sur les opérations concrètes de conservation et de valorisation, afin de rendre compte de la mémoire plurielle de ces espaces et des acteurs qui les ont marqués au fil du temps.

TABLE DES MATIÈRES

Spatialités militaires

Julien Wilmart – Construire et aménager des casernes d’unités d’élite sous l’Ancien Régime : vie quotidienne et organisation spatiale des hôtels parisiens des Mousquetaires du roi

Éloi Vincendet – « Habiter la caserne à l’époque moderne ». Diversité, modularité et hybridité des espaces intérieurs

Nicolas Meynen – Reconstituer le premier « gymnase » militaire en France : un espace à ciel ouvert, conceptuel, pratique et imaginatif au service d’une éducation physique, gymnastique et morale

Philippe Lafon – Comment vit-on dans le fort Boyard au milieu du XIXe siècle ?

Ronan Richard – Patrimoine militaire et captivité en France durant la première guerre mondiale

Quelle mémoire restituer et partager ?

Jean-Baptiste Blain – Habiter Pignerolle (1939-2015) : les adaptations d’un grand domaine à ses changements d’affectation civile et militaire

Frédéric Saffroy – Scénographie et patrimoine militaire technique : le spectacle au prix de l’histoire ?

Christophe Pommier – Comprendre l’ouvrage fortifié : la difficile question de la place de l’artillerie

La muséographie en question

Aude Piernas – De la vie du soldat des Troupes de montagne en opération des Alpes aux théâtres extérieurs par le chef de bataillon

Frédéric Pruvost – Quelle muséographie pour les musées militaires alsaciens ?

Stéphane Valognes – Contre, sous ou au-delà des mers : patrimoines militaires habités et pratiques mémorielles à Cherbourg en Cotentin

Gilles Aubagnac – Conserver, exposer : quelle mise en visite de l’intérieur d’aéronefs militaires au musée de l’Air et de l’Espace ?

 

Le catalogue d’exposition et les galeries d’art

Appel à communication. Cette journée d’étude, qui se tiendra les 4 et 5 juin 2026 à Lyon, s’inscrit dans le cadre d’une série de manifestations scientifiques consacrées depuis 2023 à l’étude du catalogue d’exposition comme objet d’étude en soi, dans ses dimensions historique, matérielle et culturelle. Après avoir défini cet objet éditorial dans sa diversité (L’exposition à l’ouvrage. Histoire, formes et enjeux du catalogue d’exposition, 2023, publication 2025), envisagé son rapport à l’histoire (Le catalogue d’exposition : un objet dans l’histoire, 2024), puis avoir examiné les relations que les artistes entretiennent avec lui (Les artistes face au catalogue d’exposition, 2025) et le rôle du catalogue d’exposition dans les institutions hors beaux-arts (Autres objets, autres enjeux ? Les catalogues d’exposition hors du champ des arts visuels, 2025), cette cinquième journée propose d’explorer un autre champ essentiel : celui des galeries d’art.

Lieu d’exposition, d’expérimentation curatoriale, espace marchand et souvent lieu d’édition, la galerie d’art occupe une position singulière dans la production et la diffusion du catalogue d’exposition. En ce sens, elle représente un terrain privilégié pour étudier les rapports entre création artistique, marché, critique et édition.

Cette journée d’étude vise à interroger la manière dont les galeries d’art, du XIXᵉ au XXIᵉ siècle, ont contribué à façonner les formes, les usages et les significations du catalogue d’exposition, à travers des approches historiques, économiques, sociologiques, esthétiques ou éditoriales. Elle s’ouvrira à une géographie et une temporalité larges, incluant les galeries d’art ancien, d’art « primitif », d’art décoratif, de design ou d’art contemporain, à une échelle mondialisée.

Seront notamment bienvenues les propositions qui aborderont les axes suivants, sans que ceux-ci soient exclusifs :

Économie et politiques du catalogue d’exposition des galeries
Quelles logiques marchandes, quels modèles éditoriaux et quelles stratégies de légitimation se jouent dans la production de catalogues conçus pour accompagner la présentation des artistes et/ou des ateliers, mais aussi pour en promouvoir et en vendre l’œuvre ?  Quelle place ces publications occupent-elles dans la stratégie commerciale d’une galerie dans son activité intra et hors les murs (par exemple aujourd’hui dans les foires) ? Quel rôle jouent-elles pour les acheteurs/×ses et collectionneur×ses ? Comment la place du catalogue d’exposition change-t-elle selon le modèle économique adopté par la galerie ? Ces enjeux ont-ils une incidence sur la forme même du catalogue ? Des formes de publication alternatives au catalogue ont-elles été privilégiées par des galeries ? Les coéditions de catalogues galeries sont-elles fréquentes pour les galeries ?

Auteurs/rices, prescripteurs/rices et collaborations
L’idée d’une collaboration étroite qui serait installée dès la seconde moitié du XIXᵉ siècle entre marchands et critiques d’art afin de légitimer et de promouvoir les artistes représenté/es dans les galeries (le système « marchand/critique » théorisé notamment par H. et C. White) a récemment été nuancée dans sa chronologie. Pour autant, les auteurs/rices des textes figurant dans les catalogues deviennent bien partie prenante des stratégies mises en œuvre autour de ces objets éditoriaux.
Dès lors, dans quelle mesure l’étude des catalogues d’exposition peut-elle permettre d’interroger le fonctionnement et la chronologie de ce système « marchand-critique » ? Quelle place occupent alors les critiques, historiens/nes de l’art, galeristes ou artistes qui signent les textes de catalogue ? Quelle autorité ou quel pouvoir prescriptif leur est conféré ? Comment, en retour, peuvent se redessiner les rapports de force ou les complicités entre galeries et artistes et/ou ateliers dans la conception éditoriale du catalogue d’exposition ? La place d’un/e artiste dans la conception d’un catalogue est-elle différente pour une exposition dans une galerie et dans un musée ?

Éditions de galeries et innovations formelles
La galerie d’art peut être envisagée comme un véritable laboratoire   d’expérimentation, non seulement en matière de nouveautés artistiques, mais aussi dans les modes d’accrochage et de présentation des œuvres. Le catalogue d’exposition, prolongement éditorial de cette dynamique, devient alors à son tour un terrain d’exploration formelle et graphique, un laboratoire éditorial où se développent des démarches novatrices. Certaines galeries sont ainsi allées jusqu’à créer leur propre maison d’édition.
Quelles expérimentations typographiques, graphiques ou narratives émergent dans ces catalogues ? La liberté graphique est-elle plus grande que pour des catalogues d’exposition muséaux ? Dans quelle mesure ces publications participent-elles à la construction d’une identité visuelle et symbolique des galeries elles-mêmes ?

Circulations, réseaux et historiographie
Alors que les musées sont considérés comme des lieux de légitimation de l’œuvre d’art et leurs expositions comme les jalons d’une histoire de l’art, les catalogues participent non seulement à la reconnaissance des artistes mais également à la construction d’une histoire de l’art. Quelles en sont les modalités et les enjeux ?  Comment les catalogues de galeries s’inscrivent-ils dans la recherche de provenance et comment y participent-ils ? Enfin, alors que les galeries proposent un maillage territorial spécifique qui n’est pas forcément celui des musées, alors que les succursales contribuent à poser différemment la question des circulations artistiques, quelle place accorder aux catalogues d’exposition dans les approches transnationales et dans les études sur la mondialisation du marché de l’art ?

Modalités de soumission

Les propositions de communication (3 000 signes maximum, espaces compris), accompagnées d’une courte notice biographique, sont à envoyer avant le 27 février 2026 aux adresses suivantes : alice.ensabella@univ-grenoble-alpes.fr ; marie.gispert@univ-grenoble-alpes.fr

Les communications pourront être présentées en français ou en anglais.
La journée se tiendra les 4 et 5 juin 2026 à la MSH de Lyon.

Comité d’organisation

Alice Ensabella (université Grenoble Alpes / LARHRA)

Mica Gherghescu (Centre Pompidou, bibliothèque Kandinsky)

Marie Gispert (université Grenoble Alpes / LARHRA)

Hélène Trespeuch (université Bordeaux Montaigne, CRHA François-George Pariset)

Comité scientifique 

Felicity Bodenstein (Sorbonne Université / Centre André Chastel)

Alice Ensabella (université Grenoble Alpes / LARHRA)

Mica Gherghescu (Centre Pompidou, bibliothèque Kandinsky)

Marie Gispert (université Grenoble Alpes / LARHRA)

Camille Mestdagh (Mobilier National)

Nathalie Moureau (université Paul Valéry Montpellier 3 / ART-Dev)

Hélène Trespeuch (université Bordeaux Montaigne, CRHA François-George Pariset)

Julie Verlaine (université de Tours / CETHIS)

Montrer les collections médiévales

La revue exPosition, co-dirigée par Hélène Trespeuch, vient de publier son numéro 11 : Montrer les collections médiévales, numéro dirigé par Sylvain Demarthe, maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’université Paul-Valéry-Montpellier 3 (CEMM – EA 4583) et Géraldine Mallet, professeure d’histoire de l’art médiéval à l’université Paul-Valéry-Montpellier (CEMM – EA 4583).

Sommaire

Sylvain Demarthe et Géraldine Mallet,  Constituer et montrer les collections médiévales… d’hier à aujourd’hui – Introduction

Fanny Fouché, Le musée appropriateur. La Révolution française face au Moyen Âge, bris, débris et domestication du passé

Martha Easton, Revivalisme, authenticité et éthique : les collections de “récupération” architecturale médiévale du début du XXe siècle aux États-Unis

Immaculada Lorés Otzet, Exposer l’art roman en Catalogne entre 1900 et 1934 : présentations muséographiques et objectifs

Iñigo Salto Santamaría, Action, réaction, exposition : la Porte d’Estagel dans les murs du Louvre

Marc Verdure, Approches muséales de Byzance en France

Sophie Dutheillet de Lamothe et Sophie Loock, Revoir le Moyen Âge, questionner l’histoire de l’art. Le réaménagement du département médiéval du Palais des Beaux-Arts de Lille

Camille Broucke, Entre archéologie et collectionnisme : les collections médiévales dans le nouveau parcours permanent du musée Dobrée à Nantes

 

Gabriele Romani, lauréat de la bourse FARMO

Inscrit parmi les doctorants du CRHA F.-G. Pariset depuis cette rentrée, Gabriele Romani est l’un des deux lauréats 2025 de la bourse doctorale décernée par la Fondation des Amis pour le rayonnement des musées d’Orsay et de l’Orangerie (FARMO). Cette bourse est destinée aux doctorantes et doctorants en histoire de l’art.

La cérémonie d’attribution des bourses aura lieu le jeudi 18 décembre, à 18h, au musée d’Orsay

Son projet de thèse, menée sous la co-direction d’Hélène Trespeuch et de Marion Lagrange, en co-tutelle avec Laura Iamurri (Roma Tre), s’intitule : Les savoirs du corps : les modèles italiens entre Rome et Paris (1850-1920).

Pour plus d’informations sur le projet de thèse et le profil de Gabriele Romani, voir : https://pariset.hypotheses.org/gabrielle-romani

Sur la bourse doctorale de la FARMO et l’annonce des lauréats 2025 : https://presse-orsay-orangerie.epmo-musees.fr/laureats-de-la-bourse-doctorale-de-la-fondation-des-amis-pour-le-rayonnement-des-musees-dorsay-et-de-lorangerie-farmo-413274)

Autres objets, autres enjeux ? Les catalogues d’exposition hors du champ des arts visuels

Annonce de journée d’étude. Faisant suite à l’appel à communication lancé au printemps dernier (https://pariset.hypotheses.org/7121),  cette journée d’étude internationale, co-organisée par Marie Gispert (université Grenoble Alpes, LARHRA) et Hélène Trespeuch (université Bordeaux Montaigne, CRHA F.-G. Pariset), se tiendra à Grenoble les 6 et 7 novembre 2025.

La participation se fait sur inscription, dans la limite des places disponibles, écrire à : marie.gispert@univ-grenoble-alpes.fr / helene.trespeuch@u-bordeaux-montaigne.fr

PROGRAMME

Jeudi 6 novembre 2025 – Université Grenoble Alpes, auditorium de la Bibliothèque Joseph-Fourier, 1, place Centrale, 38 400 Saint-Martin-d’Hères

De l’écrit à l’écrit ? Livres et littérature dans le catalogue d’exposition -Modération : Marie Gispert (université Grenoble Alpes / LARHRA)

14h00 – William Trouvé (université Lumière Lyon 2 / IHRIM), À quoi servent les catalogues d’exposition de livres patrimoniaux ? Le cas de trois bibliothèques municipales classées du Val de Loire (1923-2019)

14h30 – Dominique de Font-Réaulx (musée du Louvre), Comme les arts visuels, la littérature – histoire d’un projet, le catalogue de l’exposition « EXILS, regards d’artistes », 2024

15h00 – David Martens (université de Louvain), Visualiser la création écrite. Les « catalogues » des expositions de l’IMEC

15h30 – Discussion

16h00 – Pause

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Penser le catalogue d’exposition pour des objets non artistiques -Modération : Florence Andreacola, Groupe de recherche sur les enjeux de la communication (GRESEC)

16h30 – Camille Béguin et Nicolas Navarro (université de Liège), Quel catalogue pour l’écriture expographique de la recherche ?

17h00 – Claire Blandin et Alexie Geers (LabSIC/Université Sorbonne Paris Nord), Les catalogues du Salon des Arts Ménagers, 1926-1983

17h30 – Discussion

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Vendredi 7 novembre 2025 – Musée dauphinois, 30 rue Maurice Gignoux, 38 000 Grenoble

9h30 – Olivier Cogne (Musée dauphinois), accueil et introduction

L’ouvrage accompagnant l’exposition comme espace collaboratif et militant – Modération : Joëlle Le Marec (Museum national d’histoire naturelle)

9h45 – Natacha Cauvin (Beaux-Arts de Marseille) et France Bourboulon (Mucem, Marseille), Faire catalogue d’expériences humaines et sociales. « Barvalo » et « VIH/sida », deux expositions collaboratives au Mucem

10h15 – Floriane Morin (musée d’Ethnographie de Genève), Préférer le contenu web au livre : l’exemple de « Mémoires. Genève dans le monde colonial »

10h45 – Marie-Christine Hergault (Cité des sciences et de l’industrie, Paris), « En direct avec les scientifiques », retour d’expérience d’une publication inédite post-exposition

11h15 – Discussion

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Pour télécharger le programme : Programme autres objets